CitroënDS - ID   DSuper1969

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Citroën DSuper de Rétro Émotion 1969 location voyage coffret cadeau

Le modèle qui vous est proposé

Achetée neuve en novembre 1969 chez Piguet, concessionnaire Citroën situé Avenue d’Italie dans le 13e arrondissement de Paris, cette DSuper se partagea entre Paris, la Nièvre et l'Aveyron. Elle fut rachetée par un voisin début 2010, grand collectionneur de voitures anciennes. Elle rejoint alors le soleil et restera quelques années au Castellet, dans le Var. Rachetée en 2017, elle subit une mise à niveau mécanique, hydraulique, électrique et carrosserie par Rétro Émotion et fait maintenant partie de sa flotte de grandes voyageuses !

Millésime 1970, la voiture a gardé sa livrée d’origine fraiche et estivale : « bleu danube » (AC630) et intérieur en simili « targa fauve ».

Son nom, DSuper, lui vient du recentrage de la gamme DS en 1969, et remplace l’ID20. Elle est équipée d’une boîte de vitesse manuelle, et de l’option « direction assistée ». Elle possède les phares « gouttes d’eau » arrivés lors de la seconde phase du modèle en 1967, ainsi que le tableau de bord tout récent, avec compte-tours, sorti en septembre 1969, tout en gardant encore les anciennes poignées de portes ainsi que le volant qui seront remplacés dans la gamme en 1971.

Il n'est nul besoin de vanter les mérites et le confort d'une ID ou d'un DS, l'histoire s'en est souvent chargée !



 

photos / Vidéo

 

 

Coffre

 

Conseils de conduite

Résolument moderne, cette DS se conduit du bout des doigts, et du bout des pieds !

La direction est assistée, douce et presque trop démultipliée.

La boîte de vitesse, à quatre rapports entièrement synchronisés, est correctement étagée.

Contrairement à la réputation des voitures anciennes, la DS freine fort : son freinage est assisté par son couplage avec la fameuse suspension hydropneumatique. La pédale à peine effleurée, et la voiture ralenti fortement… À apprivoiser avec prudence lors des premiers tours de roues !

Sa suspension et le moelleux de ses sièges lui donnent un confort exceptionnel, tout en collant à la route. Ajouté à cela ses reprises et son freinage, elle en devient un véhicule très moderne et sécuritaire.

Sa tenue de cap est imperturbable, et fidèle à sa réputation.

Bien entendu, à froid le starter est de mise, et il faut attendre que la suspension soit montée pour pouvoir enclencher la première, et prendre la route !

 

Accessoires indispensables

Des lunettes de Soleil… vous allez dire, comme d’habitude, mais cette fois-ci pour ne pas être ébloui par cette révolution automobile !

Et pour être parfaitement dans l’ambiance : la musique d’un film de Michel Audiard (nous vous laissons le choix !) .. ça tombe bien, Rétro Émotion met en option des enceintes sans fil à disposition dans ses voyages et escapades !

 

Historique des Citroën DS et ID

 

La DS est présentée en grande pompe lors du salon de l’automobile de 1955. Sans conteste l’attraction principale de l’exposition, elle fait tout de suite sensation et objet de nombreuses convoitises. Il faut dire qu’elle succède à la Traction, de plus vingt ans son aînée… et la différence saute aux yeux ! Elle aura une carrière de vingt années, et cela sans prendre une ride comme le trahi son design visionnaire, et son palmarès en course.

 

 

Un OVNI dans le ciel de l’automobile

La DS, une révolution esthétique et mécanique

            Un design hors du commun

Son design est, comme celui de son aînée, dû à Flaminio Bertoni, Bertone, qui travailla principalement sur le côté aérodynamique de la voiture, construite sur une plateforme : disparition de la calandre chère à tout constructeur automobile, gigantesque capot moteur, soubassements entièrement carénés, lunette arrière panoramique, toit en fibre, portières sans montants… À l’intérieur, aussi la révolution : un habitacle spacieux et très lumineux ; le fameux volant monobranche qui deviendra cher à la marque jusqu’à l’XM ; mais aussi les ouïes d’aération orientable, une première.

DS au musée de l'automobile du Mans Rétro Émotion         Profil d'une DS au musée automobile des 24h du Mans Rétro Émotion

           
Des solutions mécaniques d’avant-garde

     D’un point de vue mécanique on trouve l’inédit système hydraulique inventé par Paul Magès, ingénieur au Quai de Javel.

     La suspension hydropneumatique : les roues indépendantes sont suspendues par l’intermédiaire de vérins hydrauliques, et amorties par un système de sphères gonflées à l’azote et séparées du liquide LHS (qui deviendra ensuite LHM) par une membrane. La pression est commandée par une pompe hydraulique haute-pression reliée au moteur. Ce système permet non seulement un grand confort (parfois le mal de mer à l’arrière !) ; allié à la traction avant, une tenue de route hors du commun ; mais aussi une hauteur constante et une garde au sol variable très utile sur routes dégradées. Mais l’ingéniosité de l’hydraulique ne se limite pas qu’à la suspension, car la pompe haute-pression gère également le freinage.

 

 
    Le freinage est assisté par la pompe hydraulique, et en partage également le liquide. On effleure le « champignon » de frein, et, en n’y prenant garde, on se retrouve le nez dans le pare-brise, tellement l’assistance est forte… On retrouve des disques de frein à l’avant, « in board » c’est à dire placé juste à la sortie de la boîte de vitesse, et non au niveau des roues comme actuellement. L’arrière se contente de frein à tambours classiques.

    La pompe haute-pression gère aussi la direction assistée : quel changement par rapport à la Traction !

   La boîte de vitesse montée tout à l’avant, devant le moteur, comme sur la Traction Avant, est de type classique, avec embrayage. Cependant, elle profite elle aussi de l’hydraulique avec une commande automatique, venant ainsi supprimer la pédale d’embrayage. Le conducteur choisit le rapport voulu, et l’hydraulique fait le reste : débrayage, embrayage, changement de rapport au moyen de vérins accouplé à la boîte… 

    Au niveau du moteur à sa sortie, elle hérite du bloc de la Traction robuste, fiable, permettant à la voiture une belle vitesse de pointe, à défaut d’être très nerveux.

Publicité DS 19 1955   Publicité DS 19 1955 Rétro Émotion

 Pourtant la " soucoupe volante"  est confrontée à quelques difficultés. Premièrement son prix est l’équivalent de celui d’une Traction haut de gamme, 6 cylindres 15/6. Il n’en demeure pas moins qu’elle enregistre douze mille commandes fermes dès la première journée du salon de 55 ! Et deuxièmement, un problème d’étanchéité est reconnu système hydropneumatique sur les premiers modèles… La voiture se bonifiera avec le temps, au fur et à mesure des différents modèles produits.

 

Variantes et évolutions 

Au départ modèle unique, la DS se déclinera en plusieurs versions tant sur le type de carrosserie que sur le style.

DS, ID, break, cabriolet...

    La DS, qui a donné assurément un coup de vieux à la concurrence, voit la vénérable Traction 11cv finir sa carrière paisiblement. Celle-ci est remplacée en 1957 par l’ID19 version dépouillée et économique de la DS. Pas de direction assistée, ni de commande de boîte hydraulique, un moteur moins puissant, l’ID 19 Normale est beaucoup plus spartiate que sa grande sœur. Elle l’est même tellement qu’on décide de l’épauler par deux versions un peu plus cossues, la Luxe et la Confort ! Et le succès en sera honorable !

 Citroën ID 19 de 1959 du Comte Eugène de Béthune Hesdigneul

Dès 1959, un break ID à grande habitabilité est proposé. En 1961, Citroën tente de répondre au point faible principal du modèle : la puissance du moteur, qui passe de 75 à 83 cv. En 63, l’avant est légèrement modifié avec l’intégration de butoirs en caoutchoucs ; l’ID évolue également un peu pendant ce temps là.

1961 marque aussi l’arrivée du très convoité cabriolet dessiné par Chapron ! Très esthétique et raffiné, il peut être acquis pour la modique somme… de quasiment deux berlines DS… En 1965, arrive la fameuse finition Pallas.


Le "restylage"

Un an plus tard, en 1966, la DS est rajeunie, la DS 19 atteint 90cv avec son nouveau moteur cinq paliers, et la DS 21 arrive avec ses 109 cv enfin dignes de son plumage ! L’ID lui emboîte aussitôt le pas. 

En 1967, c’est l’arrivée des phares « goutte d’eau », pivotants sur la DS, en fonction de l'angle du volant ! En 69, place aux DS20 et ID20.

En 1970, l’injection est à l’honneur, relançant de plus belle la gamme. C’est à cette date également qu’on voit l’apparition des modèles « D » : la D Spécial et la D Super qui viennent remplacer l’ID 19 et l’ID 20, sur le papier. Nous sommes ici face à une certaine « confusion » de la gamme, laissant à « DS » la finition haute.


Il n'y a qu'un DS : Citroën gamme D "DSpécial" "DSuper"

En 1973, la DS suprême arrive, la 23 à carburateur ou injection électronique. Cette dernière, dotée de 141 ch SAE propulse la bête aux mythiques 200 km/h. La DSuper 5 arrive également, avec 115 ch et une agréable boîte 5 vitesses.

En 1975, la production s’achève avec 1 330 755 voitures vendues. La CX viendra la remplacer avec grand succès.

 

Palmarès

La DS emportera de nombreuses victoires en compétition, pas tant grâce à sa puissance, mais surtout grâce à son incroyable aptitude routière !
Pour faire simple, nous ne citerons que certaines premières places…

  • 1959, victoires au Rallye Monte Carlo ; Rallye Provence ; Rallye Adriatique
  • 1960, victoires au rallye Neige et Glace ; Criterium des Cévennes ; rallye du Cambodge ; Tour de Belgique
  • 1961, victoires au Tour de Corse ; Rallye Liège-Sofia-Liège
  • 1962, victoires au Rallye des 1000 lacs ; Rallye Alpin ; Coupe des Alpes ; Rallye Mistral ; Rallye de Norvège ; Critérium des Cévennes
  • 1963, victoires au Tour de Corse, Coupe des Alpes, Neige et Glace, Mont Blanc, Madagascar, etc.
  • 1964 : victoire au Rallye du Liban, etc.
  • 1966, victoire au Rallye Monte Carlo
  • 1967 : victoire au Rallye des Glaces, Rallye d’Angola
  • 1969, victoire au Rallye du Portugal
  • 1969, 1970, victoire au Rallye du Maroc
  • 1971 : Rallye Infernal
  • 1974, victoires au Rallye intercontinental Wembley-Munich ; Tour du Sénégal

 

Bibliographie

  • Revue Technique Automobile RTA n°322 de mars 1973 : Citroën  "D Spécial" "D Super" "D Super 5"

Filmographie

La DS et ses variantes est un incontournable des films des années 50 -  60 – 70 ! On les retrouve notamment dans :

  • Le combat dans l’ile, 1962, d’Alain Cavalier, avec Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant

  • Les Ennemis 1962, d’Édouard Molinaro, avec Roger Hanin

  • Le Septième juré 1962, de Georges Lautner, avec Bernard Blier, Maurice Biraud

  • La dénonciation, 1962, de Jacques Doniol-Valcroze, avec Maurice Ronet

  • Vie privée, 1962, de Louis Malle, avec Brigitte Bardot, Marcello Mastoianni

  • Fantômas se déchaîne, 1965, d’André Hunebelle, avec Jean Marais, Louis de Funès, Mylène Demongeot

  • Le Grand Restaurant, 1966, de Jacques Besnard, avec Louis de Funès, Bernard Blier,

  • Le grand bidule, 1967, de Raoul André, avec Michel Serrault, Jean Poiret, Micheline Dax

  • Les Grandes Vacances, 1967, de Jean Girault , avec Louis et Olivier de Funès

  • Ho ! 1968, de Robert Henrico, avec Jean-Paul Belmondo

  • Hibernatus, 1969, d’Édouard Molinaro, avec Louis de Funès, Claude Gensac, Michael Lonsdale

  • Le Cerveau, 1969, de Gérard Oury, avec David Niven, Jean-Paul Belmondo, Bourvil, Elie Wallach

  • L’Aventure c’est l’Aventure, 1972, de Claude Lelouch, avec Jacques Brel, Lino Ventura, Charles Denner, Charles Gérard, Aldo Maccione, Johnny Hallyday…

  • L’insolent, 1973, de Jean-Claude Roy, avec André Pousse, Henry Silva

  • Les aventures de Rabbi Jacob, 1973, de Gérard Oury, avec Louis de Funès

  • Les Chinois à Paris, 1973, de et avec Jean Yanne, Michel Serrault, Bernard Blier, Nicole Calfan, Jacques François, Daniel prévost, Macha Méril…

  • Pas de problème, 1974, de Georges Lautner, avec Miou-Miou, Jean lefebvre, Bernard Menez

  • La pépée du Ganster (La pupa del gangster), 1975, de Giorgio Capitani, avec Sophia Loren, marcello mastroianni, Aldo Maccione, Pierre Brice

  • Vivement dimanche !, 1983, de François Truffaut, avec Jean-Louis Trintignant, Fanny Ardant

  • Cold Fever, 1998, de Fridrik Thor Fridriksson, avec Lili Taylor, Masatoshi Nagase, Seijun Suzuki

  • The Goddess of 1967, 2000, de Clara Law, avec Rose Byrne, Rikiya Kurokawa, Elise McCredie

  • La French 2014, de Frédéric Gimenez, avec Jean Dujardin, Gilles Lellouche, Benoît Magimel

 
Pour la DSuper en particulier :

  • Revolver (La pousuite implacable), 1973, de Sergio Sollima, avec Fabio Testi, Oliver Reed, Frédéric de Pasquale

  • Le Concierge, 1973, de Jean Girault, avec Jean Carmet

  • Vincent, François, Paul…. Et les autres, 1974, de Claude Sautet, avec Romy Schneider, Michel Piccoli, Yves Montand, Serge Reggiani

  • Dupont-Lajoie, 1975, de Yves Boisset, avec Jean Carmet, Pierre Tornade

  • Man, woman and Child, 1983, de Dick Richards, avec Martin Sheen

  • Cosa della Vita, 1993, clip musical d’Eros Ramazzoti et Tina Turner

 

Caractéristiques techniques

Moteur

 4 cylindres en ligne, DY2, longitudinal avant

Cylindrée

 1985 cc

Alésage x course

 96 x 85,5 mm 

Taux de Compression

 8,75 à 1

Carburateur

 Simple, Weber 28 x 36 DLEA 2

Puissance maxi

 103 chevaux (SAE)

Couple maxi

 14,9 mkg à 4000 trs/min

Boite de vitesses

Démultiplications

1ére

2ème

3ème
4ème

MA

Couple conique

 4 rapports mécaniques, 1e non synchronisée 
 
 0,063
 0,112
 0,175
 1,262
 0,065
 7 x 34

Freinage

Hydraulique à disques in-board à l'avant, tambours à l'arrière. Couplés à la suspension et direction.

Équipement électrique

 12 volts, alternateur.

Poids à vide

 1310 kg

Carrosserie

 Berline, monocoque acier

Dimensions/
Performances

 L : 487 cm

 l : 180 cm

 H : 147 cm

 Empattement : 312 cm

 Largeur voie avant : 152 cm

 Largeur voie arrière : 132 cm

 Vitesse max : 169 km/h

Train avant et arrière.

Roues indépendantes. Suspension hydropneumatique (LHM)

Direction

À crémaillère, assistée hydrauliquement.

Transmission

Avant, transmission Citroën à joints homocinétiques avec joints triodes en sortie de boîte et doubles côtés roues.

Consommation

 12 L / 100km  Sans-plomb 98 avec additif