Proposé chaleureusement par notre partenaire Vallées du Lot et de la Dordogne

Citroën2CV 61983

 

Le modèle qui vous est proposé

Rétro Émotion vous propose cette 2cv6 Spécial de couleur Bleu des Tropiques, baptisée "Jeannette", qui vous transportera de paysages en paysages, de merveilles en merveilles dans la vallée du Lot et de la Dordogne.

Sortie en 1983, soit dans les dernières années de production du modèle, cette petite berline découvrable est équipée du fameux "deux pattes" de 602 cm3 au ronronnement si caractéristique, développant 30ch SAE (5CV), qui lui permet d'atteindre 115 km/h en vitesse de pointe. Elle est équipée d'une boîte à 4 vitesses, et le fameux levier au tableau de bord auquel vous vous habituerez bien vite !

Ses légendaires suspensions, qui peuvent transporter un panier d'oeufs sans en casser un comme le prône la vidéo ci-dessous, vous emmeneront dans un confort velouté et royal le temps de votre séjour. Ses assises confortables et élastiques permettent à 4 personnes de voyager en tout sérénité avec un brin d'originalité bienvenue !

 

Photos

Rétro Émotion 2cv Lot Dordogne

Conseils de conduite


La 2cv se conduit évidemment très facilement et ne nécessite pas d'apprentissage particulier.

Le changement des vitesses se fait sans problème, mais nécessite un petite adaptation de par son implantation, à droite du volant, au niveau du tableau de bord.

Le freinage n'a pas d'assistance, il convient donc de bien appuyer, et d'anticiper les évènements de la route.

La voiture est très légère : moins de 500 kg, la direction est souple et fluide. Cependant en se garant, il faut garder à l’esprit la façon dont on va repartir, et penser également à sécuriser la voiture pour éviter les coups de portières, griffures, etc.

Fidèle à sa réputation, elle colle à la route ! Nous recommandons bien entendu, la prudence par temps de pluie.
Pour garder la voiture des malveillants, il faut toujours fermer les portes à clefs... Nous vous conseillons de garder vos objets de valeur sur vous.

Un dernier "conseil" ? profitez !!!

Accessoires indispensables

Il y a de fortes chances que vous deviez revêtir une paire de lunettes de soleil, et un chapeau... La 2cv est découvrable, attention au soleil !

Historique de la Citroën 2cv

   Citroën, le grand constructeur de voitures populaires haut de gamme tente une incursion dans la voiture populaire au lendemain de la seconde guerre mondiale. 

Dès 1945, un « plan quinquennal de l’automobile », ou Plan Pons, est instauré, du nom du directeur adjoint des industries mécaniques et électriques au ministère de la Production Industrielle. Ce plan, repris ensuite dans le Plan Monnet, vise à sectoriser et regrouper les industriels en différentes catégories. Il touche autant les camions que les automobiles de tourisme. Pour ces dernières, chaque marque est limitée à un ou deux créneaux commerciaux précis.

Ainsi, les voitures de luxe, telles que Delahaye, Delage, Hotchkiss, Talbot, etc. sont destinées à l’exportation. Simca et Panhard doivent s’associer pour les petites populaires, Citroën garde le « haut-de-gamme » avec la Traction (11 et 15 chevaux fiscaux). Renault est destiné, avec Peugeot, au milieu-de-gamme, mais réussi le tour de force d’imposer sa 4CV (1947) dans le Plan, conquérant ainsi le segment des petites populaires. Les trois grands constructeurs actuels se retrouvent alors sectorisés.

Pourtant depuis 1936, Citroën préparait la « TPV », pour « Très Petite Voiture » : un véhicule révolutionnaire, très bon marché, économique destinée à un très grand volume. Voulue par Pierre Boulanger, alors président de la marque détenue par Michelin depuis 1934, ces « quatre roues sous un parapluie », selon son expression, seront prêtes dès 1939 lorsque la guerre éclate.


Dix années plus tard, cette TPV fait irruption au salon de l’Automobile de 1948 !

La critique n’est pas spécialement élogieuse. Le design est étonnant voire laid selon les standards de l’époque ; le concept de minimalisme automobile n’est pas vraiment dans les mœurs, surtout venant de Citroën ; la comparaison avec la 4cv est présente… elle vaut pourtant les deux tiers du prix de la Renault ! Le célèbre Boris Vian parlera même d’« aberration automobile » ! Et vlan !

On y retrouve pourtant une des innovations phares de Citroën : la démocratisation de la traction avant. Elle peut embraquer quatre personnes, leurs bagages et est équipée du chauffage de série ! Les sièges arrières peuvent être démontés pour plus de volume de chargement. Ses suspensions à grand débattement lui permettent d’être aussi à l’aise en ville qu’à la campagne, pour laquelle elle est surtout destinée, avec la tenue de route hors du commun chère à Citroën. Elle est découvrable jusqu’au feux arrières, et reçoit un petit bicylindre à plat refroidi par air, extrêmement fiable, alors de 375 cc et 9cv, accouplé à une boîte de vitesse à quatre rapports, là où la Traction ou la 4cv n’en avait que trois de série... Ses 500 kg atteignent avec peine les 65 km/h, pour une modeste consommation de 5L/100km.

La commercialisation effective ne débute qu’à partir de 1949 et les livraisons en 1950. Le succès est grandissant, et les délais de livraisons s’allongent jusqu’à six ans !! On peut alors trouver des modèles d’occasions plus chers que des neufs ! Il faut dire qu’en 49, moins de 1000 exemplaires sortent des usines, et un peu plus de 6000 l’année suivante… Une sélection des clients est finalement faite en concessions… La 2cv devient objet de toutes les convoitises ! De 15000 exemplaires produits en 51, on passe à plus de 40000 en 54, date de sa première évolution. Dès 1951, la version utilitaire de la 2cv, l’ « AU » est homologuée, un an après sa présentation, et restera quasiment trente ans au catalogue, avant d’être remplacée par l’Acadiane.

La type « A », qui disparaitra en 59, voit arriver en 1954 l’ « AZ » et sa version utilitaire « AZU » qui suivra l’évolution. Le moteur est réalésé de 50 cm3, pour produire 12cv, et propulser l’engin à 80 km/h ! Un peu trop juste pour chronométrer le 0 à 100 km/h… L’AZ était équipée de série d’un embrayage centrifuge accouplé à l’embrayage classique, et qui permettait de ne pas débrayer en dessous de 1000 tours/minutes. Pratique dans les embouteillages !

Une version un peu plus luxueuse de l’AZ, nommée « AZL » arrive en 57, mais en diffère finalement peu. En 58, elle s’équipe d’une porte de coffre en tôle, comme on la connait aujourd’hui. Cette même année, elle est déclinée en 4x4 avec la 2cv Sahara : un moteur identique y a été rajouté dans le coffre ! En 1959, c’est la révolution : elle sera disponible en deux teintes !

1961 voit l’arrivée de l’Ami 6. La 2cv poursuit son évolution, et subit une cure de jouvence cette même année : nouvelle calandre, nouveau capot. Dès 1963, l’ « AZA » remplace l’AZL avec un moteur de 18cv, permettant d’atteindre le 95 km/h. L’ « AZAM » deviendra sa variante luxueuse.

 

Vingt ans après son lancement, on tente de remplacer la 2cv par la nouvelle Dyane. Elle reprend les bases de cette première, et pour sa version supérieure, emprunte les 602 cm3 de l’Ami 6. Mais la 2cv continue sa route et finit par la supplanter. En 70, elle est à son tour équipée du 602cm3 gonflé à 28ch permettant de mener la rondelette à 115 km/h ! La 2cv6 ne sera donc plus vraiment une 2cv, mais une 3 chevaux fiscaux, bien que son nom ne change pas.

 
C’est cette même année que Roland de La Poype, héroïque pilote de chasse pendant la seconde guerre mondiale et grand industriel pionnier de la plasturgie, inspiré par la Mini Moke, propose à Citroën un véhicule de loisirs, avec une carrosserie entièrement en plastique ABS, qui aura pour base la fourgonnette 2cv : la Méhari !

 En 75, un an après le rachat du constructeur parisien Citroën par le sochalien Peugeot, la deuche se trouve affublée de phares rectangulaires… qui redeviendront rapidement ronds !

En 1980, la célèbre 2cv Charleston pointe son nez, et sera un tel succès que la série limitée originelle deviendra voiture de série. Sa couleur en deux tons, et son aspect soigné en fait une voiture élégante prisée par un public jeune.



En 1988, la production de la 2cv à Levallois est arrêtée, pour être délocalisée au Portugal jusqu’en 1990 qui marque la dernière année de cette voiture mythique.

 

Elle aura été fabriquée à 5 114 961 exemplaires, et prend une place incontournable dans notre patrimoine industriel français.

 

Filmographie

Les 2cv font leur apparition dans de nombreux films, et particulièrement dans :

  • Les Diaboliques, d'Henri-Georges Clouzot, 1954, avec Noël Roquevert, Simone Signoret, Vera Clouzot
  • Le Tracassin ou les Plaisirs de la Ville, d'Alex Joffé, 1961, avec Bourvil
  • La célèbre hexalogie des Gendarmes, de Jean Girault, 1964 à 1982, avec Louis de Funès, Michel Galabru, etc et la fameuse bonne soeur et sa conduite particulière en 2cv, incarnée par France Rumilly.
  • Train d'enfer de Gilles Grangier, 1965 avec Jean Marais
  • Alexandre le Bienheureux d'Yves Robert, 1967 avec Marlène Jobert, Philippe Noiret, Jean Carmet
  • Rien que pour vos Yeux (James Bond) de John Glen, 1981, avec Roger Moore, Carole Bouquet
  • Pour la Peau d'un Flic d'Alain Delon, 1981, avec Alain Delon, Anne Parillaud
  • Un Crime au Paradis de Jean Beker, 2001, avec Jacques Villeret, Josiane Balasko, André Dussollier
  • Boule et Bill d'Alexandre Charlot, 2013, avec Franck Dubosc, Marina Foïs
  • La Gadoue, clip de la chanson de Serge Gansbourg, 1996, reprise par Jane Birkin...


 

Caractéristiques techniques

Moteur

Bicylindre à plat, refroidi par air, deux soupapes par cylindre 3cv

Cylindrée

602 cm3

Alésage x course

74 x 70 mm

Taux de Compression

8.5 

Carburateur

Carburateur Simple corps Solex 34 PICS 4 ou 5

Puissance maxi

32 ch à 5750 tours/minute

Couple maxi

4 m.kg à 3500 trs/min

Boite de vitesses

 

4 rapports

Freinage

freins à disques à l'avant, tambour à l'arrière, commande hydraulique LHM

Équipement électrique

12 volts

Poids à vide

495 kg

Carrosserie

4 portes

Dimensions/
Performances

L :  3,83 m

l : 1,48 m

H : 1,6 m

Empattement : 2,4 m

Largeur voie avant : m

Largeur voie arrière : m

Garde au sol :  m
Vitesse max :  115 km/h

Train avant

Suspension par batteurs à inertie
À roues indépendantes

Train arrière

Suspension par batteurs à inertie
À roues indépendantes

Direction

À crémaillère

Transmission

Aux roues avant

Embrayage mono disque à diaphragme

Consommation

6 L / 100 km